A un moment, j'ai essayé de m'éloigner. Sans succès. J'ai du tenir 2 jours. J'étais triste à longueur de journée, toujours en train de regarder mon portable ou de penser à elle. En clair, elle me manquait. Elle faisait partie de ma vie, partie de moi, c'était indéniable.
Malgré ce que je lui avais fait, elle m'a pardonnée. Et tout a recommencé comme avant. Sauf que je souffrais vraiment. Je me détestais de lui mentir, je me détestais de la regarder d'une autre façon qu'en simple amie. Dans ces cas-là, savoir différencier ce que l'on peut et ne peut pas attendre d'une personne devient difficile, la frontière entre les deux est floue. En lui parlant, en étant avec elle, il fallait sans arrêt que je me concentre sur ce que je faisais, ce que je disais. Il est tellement facile de perdre le contrôle de soi... Or en aucun cas cela ne devait arriver.
Alors, j'ai de nouveau pris mes distances. Mais la voir, à la même fête que moi, et ne pas lui adresser un mot est la pire des tortures. C'est aussi dur que de rester naturelle les rares fois où elle évoque son copain.
Et j'en suis donc arrivée à la conclusion suivante : si être près d'elle est une souffrance, être loin d'elle l'est également. Alors je fais quoi moi ?
